Pourquoi des goutte ?
Au Moyen Âge, les feuilles de Waide étaient broyées dans des moulins à eau installés le long de la Somme, comme le Moulin Passe-Avant, toujours visible dans le quartier Saint-Leu. La pâte obtenue fermentait dans de grandes cuves d’eau chaude. Le bleu n’était pas encore visible.
C’est en sortant le tissu de l’eau que la couleur apparaissait. Par oxydation, au contact de l’air.
Ce bijou orné de trois gouttes de Waide fige cet instant.
Le pigment de Waide prenait ensuite la route du fleuve, sur de grands bateaux à fond plat appelés gribanes, jusqu’au port du Crotoy. De là, elle partait vers l’Angleterre, la Flandre, l’Europe entière.
Le pigment que j’utilise est toujours cultivé en Picardie. Inclus sous résine transparente, il garde sa profondeur dans le temps. Les nuances varient légèrement d’une paire à l’autre, c’est la nature de la matière.
Pour en savoir plus sur la Waide et son histoire
Waidiers, teinturiers, cathédrale d’Amiens : l’histoire de la Waide en Picardie est plus riche et plus précise qu’on ne le raconte souvent. J’ai documenté le sujet en détail, sources historiques à l’appui.
Ce bijou en détail : Caractéristiques, composants et matériaux
Chaque paire est confectionnée avec soin dans mon atelier, garantissant un bijou aussi durable que symbolique.
Chaque paire est confectionnée dans mon atelier, à Amiens.
- Support : Acier inoxydable, en finition dorée ou argentée. Hypoallergénique.
- Pigment : Poudre de waide naturelle, cultivée en Picardie. Les nuances de bleu varient légèrement d’une pièce à l’autre.
- Finition : Le pigment est inclus sous résine transparente pour la profondeur du bleu et sa durabilité.
- Dimensions : 2 cm de longueur totale.
- Entretien : Évitez le contact prolongé avec les parfums et l’eau.